Grâce à leur talent et à leur générosité, les grands noms de la gastronomie locale cultivent un art-de-vivre épicurien et raffiné. Quelques-uns sont même parvenus à accrocher des étoiles dans le firmament condriot-viennois !


Les restaurants étoilés du territoire

La Pyramide

Un établissement historique

Sacha Guitry disait : "Pour bien manger en France, un Point c'est tout".

C’est en 1925, à Vienne, que le chef Fernand Point marque à jamais l’histoire de la gastronomie française en prenant la direction du restaurant familial qu’il renomme la Pyramide, en hommage aux vestiges gallo-romains qui parsèment la ville, et en particulier à l’obélisque situé en face du restaurant. Son établissement est le premier étoilé au sud de Lyon, suivi par celui de Michel Chabran à Pont-d’Isère et la célèbre famille Pic à Valence.

Poissons du Rhône, productions maraîchères d’Ampuis, fruits du Pilat… Le chef sublime les produits locaux dans ses recettes savoureuses et finement réalisées. Il s’impose ainsi rapidement comme un grand chef et décroche en 1928 ses deux premières étoiles au Guide Michelin. Quelques années plus tard, il épouse Marie-Louise Paulin « Mado », qui participera elle aussi à la renommée de l’établissement.

En parallèle, Fernand Point développe une relation de confiance et d’amitié avec les producteurs du territoire : c’est notamment le cas avec Joannès Colombier, le gérant de la maison Colombier. En 1930, celui-ci élabore une eau-de-vie à base de poires Williams, la variété emblématique de l’époque. Pendant des années, son ami Fernand Point réservera ce breuvage aux habitués de son restaurant la Pyramide, alors l’un des relais les plus célèbres de la nationale 7 !

Il demeure aujourd’hui l’une des plus grandes figures de la gastronomie française, pour plusieurs raisons :

-    Sa carrure d’abord : 1,96 m pour 165 kg et 169 cm de tour de taille !
-    En 1933, il fait partie des premiers chefs à obtenir 3 étoiles au guide Michelin, avec notamment Eugénie Brazier et Marie Bourgeois.
-    La Pyramide détient aujourd’hui encore le record du nombre d’années à bénéficier de trois étoiles au guide Michelin : l’établissement les conservera jusqu’à la mort de Mado Point, femme du chef, en 1986.
-    Personnage charismatique, il révolutionne la gastronomie et forme de futurs chefs de renom, qui marqueront à leur tour la gastronomie française : Outhier, les frères Troisgros ou encore le mondialement connu Paul Bocuse.

Patrick Henriroux, digne successeur
Patrick Henriroux, chef étoilé à la Ferme de Mougins, et sa femme Pascale, prennent alors la direction de La Pyramide. La première étoile Michelin est au rendez-vous à peine 7 mois plus tard, en 1990, puis une deuxième, en 1992, que le restaurant a su conserver depuis.

Une histoire de famille et une équipe talentueuse
Patrick et Pascale Henriroux travaillent avec deux de leurs trois enfants, tous guidés par l’envie et la volonté de faire perdurer l’histoire mythique de cette adresse incontournable et réputée de la gastronomie française. Leslie Henriroux-Rineau est chef de réception et son frère Boris, assure la fonction d’assistant-directeur et a en charge le marketing et la gestion financière. Le mari de Leslie, Martin Rineau, sommelier de profession, dirige le restaurant L'Espace PH③ : un travail en famille garantissant confiance, complicité et convivialité à La Pyramide !

En cuisine, le chef Henriroux est épaulé par deux Meilleurs Ouvriers de France : Christian Née, chef exécutif, et Benjamin Patissier, second de cuisine. Quant au chef pâtissier, Adrien Bozzolo, il a officié chez Michel Rostang avant de rejoindre La Pyramide.

Patrick Henriroux a su conserver l’authenticité de l’établissement rendu célèbre par Fernand Point, mais il a aussi modernisé la maison pour en faire un établissement d’exception au goût du jour :

•    Des chambres spacieuses et modernes
•    Un restaurant gastronomique complété par sa version bistronomique : l’espace PH3
•    Une salle de séminaire équipée de matériel de qualité
•    Un jardin et une terrasse ombragée
•    Et depuis peu, un bar éphémère en saison estivale, le « Spina café »

Depuis 1999, l’hôtel est classé Relais & Châteaux et répond à une charte qualité exigeante.

Le domaine de Clairefontaine

Situé à Chonas-l’Amballan, au sud de Vienne, le domaine de Clairefontaine est un véritable havre de paix, servant de décor au talent du chef Philippe Girardon, Meilleur Ouvrier de France 1997.

Son restaurant gastronomique, qui possède une étoile au guide Michelin depuis 1993, propose une cuisine savoureuse, saine et raffinée dans le cadre de charme de la maison de maîtres du domaine, un hôtel particulier du 17e siècle qui servait de maison de repos aux archevêques lyonnais.  

Les produits locaux au service d’une créativité sans faille
Passionné de cuisine depuis l’enfance, le chef met un point d’honneur à sublimer les produits locaux à travers des recettes créatives et tout en finesse. Il entretient ainsi une relation privilégiée avec les producteurs du territoire auprès de qui il s’approvisionne afin de garantir fraîcheur et qualité à sa table. L’influence de sa cuisine, dauphinoise par nature, exalte les sens grâce à cette sélection minutieuse, agrémentée de sa propre production, notamment d’herbes et de fruits.

Place ensuite à la créativité et le moins que l’on puisse dire, c’est que Philippe Girardon n’en manque pas ! Aux fourneaux il s’attache à trouver l’accord de saveurs idéal qui révélera l’âme de ces produits pour faire vivre à ses hôtes de vrais instants de félicité.

Depuis 1990, son épouse Laurence l’a rejoint à la tête du domaine. Ensemble, ils le dirigent dans un esprit de convivialité avec toujours la même volonté : accueillir les visiteurs dans un cadre idyllique, propice au repos et à la détente.

Un établissement d’exception
Aujourd’hui, la maison compte plusieurs établissements, répartis sur 3 hectares :

•    L’hôtel situé dans la Maison de Maître
•    Le restaurant gastronomique « Domaine de Clairefontaine », situé au sein de la Maison de Maître
•    Les Jardins****, hôtel de charme dans les anciennes écuries du domaine
•    Le Cottage de Clairefontaine***,  hôtel de style contemporain à 800 m du Domaine
•    Le Bistrot, restaurant raffiné disposant d’une terrasse, situé dans le Cottage

La maison Bruneton

Une histoire d’amour… et de confitures !

C’est dans le petit village de Longes, au cœur du Parc naturel régional du Pilat, que Philippe Bruneton, élu meilleur confiturier de France, et son épouse Marie-Françoise ont installé leur laboratoire en 2001. En puisant son inspiration dans la richesse de la nature qui l’entoure et grâce à des alliances de produits inédites, Philippe Bruneton élabore des recettes savoureuses et pleines d’inventivité : framboises d’Ardèche au chocolat, cerises du Jarez au géranium odorant, fraises du lyonnais au basilic, fleurs de pissenlit, ou encore cépages de nos régions…

A l’origine cuisinier en collectivité, le chef Bruneton découvre l’univers de la confiture en 1997, à travers le livre de Christine Ferber. Sa rencontre avec Marie-Françoise lui permet de concrétiser son projet de devenir confiturier. Ensemble, ils créent « Les Saisons de Rosalie », du nom de la grand-mère de son épouse, qui deviendra ensuite « Les Confitures Bruneton ».

Un savoir-faire artisanal

Fruits variés, fleurs sauvages, plantes aromatiques cultivées avec passion – et patience – par Marie-Françoise dans le jardin : Philippe Bruneton sait composer avec la nature qui l’entoure. Grâce à son installation au cœur d’une région fruitière, il ne manque pas de matière première pour donner vie à ses recettes. Il sélectionne ensuite ses fruits, toujours mûrs à points, auprès de petits producteurs locaux, avec une philosophie qui n’a pas manqué de faire ses preuves : « On ne fait du bon qu’avec du très bon » !

C’est dans le même état d’esprit qu’il procède à la fabrication de ses produits d’exception de manière artisanale, principalement par macération, afin de conserver les saveurs, les couleurs mais aussi la texture des fruits. La cuisson s’effectue dans des bassines de cuivre sans ajout d’arôme, colorant ni conservateur. Riches en fruits et peu en sucre, les 120 parfums de confitures élaborés par Philippe Bruneton ne portent donc pas le nom de confiture mais de « préparation de fruits cuits en bassines de cuivre », pour des raisons de réglementation.

L’astuce du chef, et son ingrédient « secret » essentiel, c’est le temps. En permettant aux fruits d’atteindre leur pleine maturité et ainsi libérer leurs saveurs, mais aussi en prenant le temps de les préparer et de les cuire en petites quantités, il obtient les créations originales et savoureuses qui lui ont valu en 2004 le titre de Meilleur confiturer de France.

Le titre de Meilleur Confiturier de France
Après une première participation au salon international de la confiserie Intersuc à Paris en 2003, il obtient le trophée de bronze de la meilleure confiture et accède à l’ordre très fermé des Maîtres confituriers de France. Ce titre lui donne accès en 2004 au concours de Meilleur Confiturier de France qu’il emporte ! La consécration lui permet ensuite de se lancer dans l’export de ses confitures à l’étranger, notamment en Europe mais également en Corée du Sud ou au Japon.